Scission en vue à la fédération béninoise de Kung-fu Wushu : L’arbitrage du chef de l’état attendu pour mettre fin à la crise
La fédération béninoise de Kung-fu Wushu traverse un sale temps qui fait le lit de la division. Au moment où des investissements massifs sont faits dans le sport, les démons de la division ont élu domicile au sein de la fédération et risquent de mettre en difficulté les athlètes. Cette crise est la résultante d’agissement ignoble d’un groupuscule d’individus dont les intérêts semblent être menacés au regard de leur position.
Septembre 2018, Modeste Toboula alors préfet du département du littoral s’est engagé pour la fusion du Kung-fu et du Wushu. Des pourparlers ont été engagés pour mettre les acteurs des deux disciplines autour d’une table de négociation. Après de longues tractations et une volonté forte d’unification, Toboula obtient l’accord des deux camps qui ont accepté s’asseoir autour d’une table pour échanger sur la possibilité d’unification. Il prépare alors une séance de travail à la préfecture de Cotonou pour engager les deux camps sur la voie de l’union. En présence du directeur de cabinet du ministre des sports, une forte délégation conduite par Patrice Kobéna, président de la fédération béninoise de Wushu a rencontré Ulrich Kpoviessi président de la fédération béninoise de Kung-Fu et sa suite. La séance de travail a lieu en présence des directeurs techniques du sport, des grands maitres pour discuter de l’unification des deux camps qui en réalité ne font qu’un. L’engagement s’est soldé par la création d’un comité de réunification composé de deux membres de chaque camp sous la direction du directeur de cabinet du ministre des sports. Quatre ans après, tous ces efforts de réunification n’ont produit (presque) aucun résultat. Bien que Oswald Homeky soit toujours en poste, il assiste impuissant à une crise qui secoue l’une des fédérations sportives porteuses d’espoir pour le grand public. A ce jour, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Puisse que quatre années après un début de réunification les germes de la crise qu’ont traversée le Kung-fu et le Wushu restent intact dans l’esprit des responsables. En réalité, le travail du comité n’a pas permis de vider les différents et de trouver un consensus capable de consolider les bases de la fédération. Aujourd’hui la fédération est plus que jamais fragilisée et peut s’exploser à tout moment. Une réalité que reconnait le président de la fédération.
Outre ces réalités qui fragilisent la maison du Kung-fu Wushu les problèmes auxquels est confronté la fédération sont multiples.
A part des difficultés liées au financement des activités pour reconnaître les efforts des athlètes, la fédération béninoise de Kung-Fu Wushu n’a presque pas de siège et connaît d’énormes difficultés qui bloquent la tenue effective des activités. Les miettes de millions accordées à la fédération comme subvention de l’Etat au Kung-fu et Wushu, ne permettent pas de faire grandes choses. La fédération est presque sans moyens pour mieux encadrer les sportifs qui sont dans la précarité. Si les partenaires sont prêts à accompagner la fédération pour toucher directement les athlètes, il faut une représentativité en bonne et due forme de la fédération pour donner confiance aux partenaires. Le kung-fu et le wushu restent des disciplines sportives dans lesquelles les athlètes béninois excellent au mieux. Investir et travailler à unifier ces disciplines, feront le bonheur du Bénin à l’international. Mais si depuis plusieurs années, Owald Homéky n’a pas réussi a trouvé une solution solide et définitive pour taire les divergences au sein de la fédération et redonner espoir aux sportifs, il n’y a que le président Patrice Talon qui puisse être capable de mettre fin à la division qui perdue au sein de la fédération béninoise de Kung-fu Wushu. Et ceci à travers une décision forte pour mettre fin aux clivages qui persistent au sein de cette fédération qui vie presque sans moyen. Les difficultés qui résultent de la division et du manque de moyens, créent d’énormes soucis aux athlètes, et associations sportives membres de la fédération.


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